« Tous les arts sont comme des miroirs où l’homme connaît et reconnaît quelque chose de lui-même qu’il ignorait » - Alain
Chacune à leur manière servira de support d’information et constituera une trace des événements de la semaine Art et Education.
« Tous les arts sont comme des miroirs où l’homme connaît et reconnaît quelque chose de lui-même qu’il ignorait » - Alain
Chacune à leur manière servira de support d’information et constituera une trace des événements de la semaine Art et Education.
L'effet mère/Les fées mères d'Elodie Galmiche et Céline Mitsch
Cette installation est le fruit d’une réflexion autour de la construction de la relation éducative et du processus de création artistique. Ces deux notions peuvent paraitre éloignées, cependant, nous les voyons similaire dans leur mise en forme. Winnicott et Lacan s’attache à nous dire que « c’est parce qu’il nous tient, nous caresse, nous fait sentir notre peau, nous regarde, nous sourit, nous parle, nous montre notre visage dans le miroir que nous accédons à l’humanité ». L’éducateur dans sa relation éducative va d’établir une relation socio-éducative de proximité inscrite dans une temporalité. L’éducateur aide les personnes en difficulté dans le développement de leur capacité de socialisation, d’autonomie, d’intégration, et d’insertion en fonction de leur histoire et de leurs possibilités psychologiques, physiologiques, affectives, cognitives, sociales et culturelles. Il est cet autre qui nous aide à exister et à comprendre ; à déconstruire et à construire ; il est celui qui permet et interdit, celui qui instaure et restaure. Il est comme un artiste qui « médite sur le "quoi" et médite plus encore sur le comment. Le "quoi" reste du domaine du sens mais le "comment" devient une idée. » (Rudollf Steiner). L’artiste considère que le "quoi" est emprunté à la réalité perceptible par les sens, et qu’il se rapporte à l’apparence tandis que le "comment" est la forme que l’artiste donne à l’œuvre afin de surpasser la nature et d’obtenir ce qu’elle-même n’est pas en état d’atteindre. Le "comment" permet de méditer sur la manière de faire, sur la technique, le "comment" exprime une part de l’artiste.
Nous avons pensé cette installation à l’image de cet antre relationnel où le "quoi" et le "comment" serait deux univers différents, un intérieur et un extérieur perceptible différemment. Le "quoi" détenteur de cet intérieur, univers personnel et intimiste, englobant et contenant où des images et des citations viendraient recréer cet espace maternant, sécurisant, oppressant. Et cet extérieur qui donnerait à voir cet intérieur à travers une lisibilité distancée. A l’image de cet archétype maternel «mains maternelles, mains merveilleuses. Ne se reposent jamais, ne se refusent jamais, peinent et agissent jusqu'à la fin », cet antre relationnel, ce ventre maternel, ce refuge de sens et d’images sera ce réceptacle des événements de cette session Art et Education.
De la lésion (liaison) à l'illusion d'Elodie Galmiche et Céline Mitsch
« Suis-je comme je crois être ou comme les autres croient que je suis. Voici où les lignes deviennent une confession, en présence de mon moi inconnu et inconnaissable, inconnu et inconnaissable pour moi-même. Voici où je crée la légende dans laquelle je m’ensevelis » (Miguel de Unamoumo) »
Nous avons pensé cette installation à l’image de ce qui peut se jouer dans la relation éducative tout comme dans le processus de création. A l’instar de ce qui se présente immédiatement à nous, à notre pensée, à notre corps. De ce qui devient visible et de ce que l’on voit au sens propre ; un reflet, une ombre, une image. De cette image comme forme sensible d’un objet, d’une personne, d’un sentiment qui devient vraisemblable ou qui s’écarte. Comme ce que nous percevons, par opposition à la réalité qui nous échappe, cette installation sera comme un individu qui n’est jamais identique à lui-même, qui n’existe que dans le mouvement qui le diffère de soi et qui se transforme constamment. Notre réflexion s’articule autour de cet instant éphémère, de cette rencontre lors de la relation éducative tout comme dans un processus de création, où l’on va percevoir l’autre, où l’autre va se livrer. Cette installation va rendre compte des différentes rencontres lors des divers événements de la session Art et Education.
L'historicisation d'Elodie Galmiche et Céline Mitsch
Le vécu est conscient, il se donne directement, sans intermédiaire, à la différence de ce qui est considéré comme inconscient. D’autre part, l’immédiateté renvoie directement à l’affectivité, car le propre du sentiment est de surgir en Soi-même dans les qualités que le cœur éprouve.
Nous vivons dans une société de performance, de compétition et de production, une société idéalisée qui laisse peu de place à l’erreur et à l’oubli. Maîtrise et contrôle sont les mots d’ordre mis à l’épreuve dans tous les domaines ; familial, social, professionnel ; de sorte que la moindre omission devient véritable obstacle, entraînant un flot de doutes quant à la santé de notre mémoire.
Invoquant le surmenage de la vie quotidienne, certains se pressent d’ingérer des « médicaments miracles » censés combler une déficience, ignorant bien souvent que ces « ratés » verbaux ne sont autres que la vive manifestation de notre vie psychique. Alors plutôt que de lutter contre ceux-ci, pourquoi ne pas les écouter afin d’en comprendre le sens ?
Nous avons pensé cette installation à l’image de cette mémoire qui viendrait s’imposer à nous, bousculant notre individualité en s’exprimant de la forme inconsciente à la conscience. Cette installation sera à l’instar de cette mémoire que l’on historicise ou les couleurs viendront en plus des photos rendre compte d’une mémoire événementielle des ateliers de cette session Art et Education.
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La Comission Communicat |